
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a souligné le 9 avril, à Genève, que les contributions à l'appel de fonds pour Haïti continuaient de stagner à environ 50% des besoins évalués pour venir en aide à la population après le séisme du 12 janvier. « Il manque toujours 751 millions de dollars pour Haïti mais les Nations Unies ont néanmoins fait des progrès significatifs, en nourrissant 3,5 millions de personnes, en distribuant de l'eau potable à 1,3 millions de personnes par jour, en fournissant un refuge d'urgence à 1 million d'entre elles et en distribuant des kits d'hygiène à 510.000 personnes », a expliqué la porte-parole d'OCHA, Elisabeth Byrs. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a pour sa part annoncé la publication, le 12 avril, d'un rapport sur Haïti, 90 jours après, consacrés aux actions entreprises et aux défis restants dans le pays. Enfin, Jared Bloch de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a décrit l'effort multi-agences mené par le gouvernement haïtien pour reloger plusieurs milliers de personnes vivant dans des conditions dangereuses sur le golf de Petionville, à Port-au-Prince alors qu'approche la saison des pluies. « L'OIM travaille également avec les ingénieurs de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et l'armée américaine à identifier les endroits risqués sur le golf où certaines personnes pourraient rester si des efforts d'atténuation étaient entrepris afin de prévenir des inondations ou des glissements de terrain », a-t-il expliqué. 7.500 résidents ont été informés qu'ils vivaient dans une zone dangereuse et se sont vus proposer plusieurs options de relogement. Par ailleurs, la Vice-secrétaire générale de l'ONU, Asha-Rose Migiro, se rendra en Haïti afin d'évaluer la situation dans les camps de déplacés. Elle rencontrera notamment des forces de police dans ces camps où des violences sexuelles ont été perpétrées à l'encontre de femmes et d'enfants. Elle s'entretiendra également avec le Président haïtien René Préval et d'autres responsables gouvernementaux.