
Le Conseil de Sécurité de l'ONU a salué les progrès réalisés par la Guinée-Bissau et réitéré son soutien pour la poursuite des réformes en faveur du processus de stabilisation politique et de consolidation de la paix, à l'issue d'une séance consacrée à ce pays. Dans une déclaration à la presse de la Présidence du Conseil de sécurité, occupée en mars par le Gabon, le Conseil a également souhaité que le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (UNIOGBIS) continue de coordonner l'assistance internationale, notamment en matière de sécurité. « La consolidation de la paix en Guinée-Bissau requiert une action collective et rapide », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, Joseph Mutatoba, devant les membres du Conseil. Le 11 février dernier, le Président de Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha, a nommé l'ancien Président, Kumba Yala, et chef de file de l'opposition, membre du Conseil d'Etat du pays. Cette nomination permettra une meilleure collaboration avec les principaux partis politiques, a dit Joseph Mutatoba. Il a également salué la création par l'Assemblée Nationale de deux commissions parlementaires ; l'une sur la révision constitutionnelle et la seconde sur l'organisation d'un dialogue politique national. Les travaux de la Commission d'enquête sur les assassinats en 2009 de l'ancien Président Joao Bernardo Vieira, et de son chef d'état-major de l'armée, Tagmé Na Waié, ont progressé. En outre, les ministres de la défense de Guinée-Bissau et du Sénégal ont renforcé leur coopération de sécurité et de défense suite aux tensions survenues en 2009 à la frontière commune des deux pays. La situation politique est apaisée, la sécurité est renforcée, notamment par le rôle de réforme et de soutient de l'UNIOGBIS aux autorités nationales, a déclaré le Représentant spécial. « Cette fenêtre d'opportunité sans précédent en Guinée-Bissau ne doit pas être manquée », a-t-il ajouté. L'environnement instable qui règne en Afrique de l'Ouest, avec la multiplication des coups d'Etats et de conflits ethniques et religieux, est favorable à l'augmentation du trafic de drogues et du crime international. Autant de raisons supplémentaires d'apporter un soutien continu au processus de pacification en Guinée-Bissau, a fait valoir Joseph Mutatoba.