L’opposition guinéenne traverse un des moments les plus dur qui soient depuis la prise de fonction officielle du Président Condé, en décembre 2011. En total manque de repères, elle se trouve confrontée à des difficultés de plus en plus accrues pour la définition d’une stratégie efficace de combat, face au pouvoir qui l’écrase en tous points de vues.
En étouffant dans l’œuf toutes ses velléités de revendications qui, au finish, changent en fonction du temps, des circonstances et même de l’humeur des leaders principaux partis politiques qui la composent. Au point de l’amener à envisager, en dernier ressort, le boycott des prochaines élections législatives, au cas où l’ensemble de ses points de revendication n'st pas satisfait.
Inutile de rappeler que la marche dite pacifique, organisée le 27 septembre 2011, qui s'est tout de même, soldée officiellement par la mort de 2 manifestants, n’a pas produit les résultats escomptés.
Bien au contraire, l’opposition s’est trouvée confrontée à des difficultés liées entre autres, au refus des militants du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, à descendre dans la rue, et la mesure d’interdiction de ladite marche par les autorités en place. Conséquemment, au lieu de se faire entendre, l’opposition en est sortie avec d’autres problèmes.
Ainsi, au lieu de l’audit du fichier électoral et la reforme de la Commission Electorale Indépendante (CENI), au centre de ses préoccupations, le Collectif exige désormais la libération des militants arrêtés lors des événements du 27 septembre 2011. La réponse du pouvoir a été claire, les opposants doivent à présent faire face à la justice, devant laquelle les manifestants ont été déférés.
Pendant ce temps, le processus électoral engagé par la CENI poursuit son cours normal. Au grand dam de l’opposition qui voit son rêve de remporter le prochain scrutin face au gouvernement qu’elle soupçonne d’organiser ‘’un holdup up électoral’’. Pour ne pas baisser l’arme, l’opposition compte poursuivre son combat en associant cette fois-ci, comme elle aurait voulu le faire avant la marche du 27 septembre, les institutions républicaines que sont le Conseil national de la transition, le Conseil économique et social, le Conseil national de la communication… éventuellement la Cour suprême.
Au même moment, le Collectif vient d’adresser un courrier officiel, aux partenaires de la Guinée, et en particulier, au Groupe des Amis de la Guinée, dans lequel elle menace de boycotter les prochaines élections, si ses revendications ne sont pas satisfaites.
Karifa Keita pour GuineeConakry.info
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