Lundi 31 Août 2010, une journée paisible comme tant d’autres s’est levée sur Abidjan et ses habitants. Le train train quotidien s’est amorcé: travail, stage, école, etc…Les ivoiriens ont cru passer une journée des plus anodines. C’était sans compter sur les intentions pour le moins barbares de certains jeunes qui au nom de principes à priori légitimes, s’adonnent à la barbarie, aux actes de banditisme les plus vils et les plus lâches.
Il est environ 10 heures 30 et nous nous situons à l’école « La Farandole », sise aux Deux Plateaux, boulevard Latrille. L’école ouvre officiellement ses portes aux élèves du système français le 02 septembre 2010. En y rentrant, on sent l’effervescence du corps enseignant venu en réunion de délibération; on voit les ouvriers s’activer pour apporter les dernières retouches à la peinture et au mobilier, on aperçoit des élèves qui suivent les derniers cours d’été, bref, une banale journée de pré rentrée scolaire. C’est alors que surgit de nulle part une horde de jeunes gens, sifflet au bec, intimant l’ordre à tout le monde de quitter les lieux. A la question de savoir ce qui les motive, ils répondent : « On a des problèmes avec le président qui ne nous a pas associé à la rentrée scolaire ». « Quel président? » Réponse: « Le président Gbagbo ». S’en suivirent des exactions de toutes sortes sur les malheureux élèves, parents et enseignants qui n’obéissaient pas assez vite : gifles, vol d’argent, de téléphones cellulaires, menaces verbales, etc. Le pauvre fondateur, un homme d’un âge plus que certain, n’a pas été épargné de leurs abus verbaux. Alors nous nous posons des questions: En quoi molester, voler et brimer de pauvres élèves et parents d’élèves parviendra à résoudre des problèmes qui émanent de la présidence ? Pourquoi ne pas aller directement à la source du problème d’autant plus que celle-ci a été bien identifiée? Pourquoi tourner en ridicule une cause qui semble t-il a des bases plus que légitimes ? Pourquoi les associations envoient-elles dans les rues, leurs éléments les plus incontrôlables, qui pour se donner du courage n’hésitent pas à consommer de l’alcool avant de s’en prendre aux honnêtes citoyens ? La Côte d’Ivoire est-elle encore un état de droit ? Pouvons nous encore aspirer à y vivre dans la sécurité, la paix et la quiétude ? Nous rendons nous compte du danger qu’il y a à octroyer autant de pouvoir à une jeunesse qui n’a que faire de l’autorité et qui n’a qu’un mot d’ordre : La violence ? Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités et qu’elles s’intéressent enfin au sort des populations qui n’ont que leurs yeux pour pleurer quand de tels évènements se produisent. Car comme on dit chez nous « ça n’ira nulle part ». Adieux dignité, argent, objets de valeurs.
Tout citoyen a des devoirs envers son pays mais, ne l’oublions pas, il a également des droits qui doivent être garantis par les autorités.
Si ces actes de vandals, de voyous qui se nomment étudiants ne sont pas circonscrites dès à présent, c’est à une année scolaire truffée d’arrêts intempestifs que nous assisterons.
Hermann pour News225.net