Il fait partie des personnes les plus adulées par la jeunesse ivoirienne. Jeune, généreux et courtois, Malick Tohé est plus connu dans le monde du show biz que pour le travail qu’il abat depuis quelques années à la tête du Système de Suivi du Travail des Enfants dans le cadre de la certification du cacao ivoirien (SSTE). Et pourtant, le Conseiller spécial du premier ministre dit n’avoir aucun rapport particulier avec ce monde qu’il dit seulement connaître que de loin. Pour la première fois, Malick Tohé s’est ouvert à un quotidien ivoirien. Avec sa barbe de gentleman, celui que certains artistes appellent affectueusement « Président Malick Tohé » retrace son parcours professionnel, parle de ses rapports avec Guillaume Soro et de sa nouvelle mission dans la filière café-cacao.
Malick Tohé par ici, Malick Tohé par là. Qui est réellement l’homme ?
Je suis un Ivoirien né en Côte d’Ivoire. C’est vrai que je suis quelques fois parti à l’Etranger, mais j’ai fait l’essentiel de mes études en Côte d’Ivoire. Je suis diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce d’Abidjan. Après mon diplôme, je suis allé faire une spécialisation à l’EDHEC de Lille en France dans le management international avec l’option négoce. Suite à cela, je me suis retrouvé en Angleterre où j’ai travaillé en tant que Trader dans le groupe anglais appelé EDEF MAN. J’ai travaillé en tant que Junior Trader, ensuite Senior Trader pour être après patron du Département Afrique dans cette boîte de négoce. Toujours étant dans ce même groupe, j’ai été affecté en Côte d’Ivoire, dans la filiale locale qui s’appelait Tropival où j’ai été successivement Directeur commercial, Directeur général adjoint et enfin Président directeur général. Cette boite, il y a quelques années, a décidé de se retirer du cacao. Donc, j’avais l’option de partir en Angleterre pour travailler dans une autre division que le cacao ou rester en Côte d’Ivoire. J’ai décidé de rester dans mon pays et monter ma propre société dans le négoce, le cacao. Mais parallèlement à cela, je suis également impliqué dans le football. J’ai, très jeune, dirigé certaines associations sportives pour enfin me retrouver premier vice président de l’Africa Sport d’Abidjan, à l’époque, sous Alain Donwahi. Suite à cela, j’ai été appelé par Jacques Anouma pour être au Comité exécutif de la Fédération ivoirienne de football (FIF) où j’y suis toujours. Je suis également membre élu de la Chambre de Commerce d’Abidjan.
D’où vient alors votre célébrité dans le monde du Showbiz ?