Christine Konan, Haute autorité nationale de développement de la région de la vallée du Bandama, a rencontré hier, dans un hôtel de la place, l’ensemble du corps préfectoral de ladite région. La raison leur expliquer les motivations qui ont suscité la création de cet outil de développement qui vient pour appuyer les collectivités locales notamment les conseils généraux. Ainsi selon Christine Konan, le Président Laurent Gbagbo a tenu à créer cette structure pour mettre à niveau les 07 départements de la Vallée du Bandama (Bouaké, Béoumi, Botro, Dabakala, Sakassou, Katiola et Niakara) qui ont payé un lourd tribut à la crise militaro-politique du 19 septembre 2002. Pour elle, il s’agit de les doter d’un minimum d’infrastructures pour qu’après la crise, ils puissent être au même niveau de développement que les départements situés en zone gouvernementale qui n’ont pas connu les affres de la guerre. Puis, elle a indiqué que la Haute autorité nationale de développement a pour mission de construire, reconstruire, réhabiliter et d’équiper les départements de la Vallée du Bandama.
En mettant un accent particulier sur les problèmes d’extrême urgence au niveau de cette région, notamment l’eau, les routes, les écoles, les centres de santé et l’électricité. Toutefois, elle a dit que pour l’année en cours, les priorités de la Haute autorité nationale de développement, sur instruction du Chef de l’Etat, sont axées sur les routes dont la plupart sont en mauvais état.
Les conditions difficiles de travail
Après quoi, Christine Konan a affirmé que sa structure est autonome parce qu’elle bénéficie d’une régie financière qui la met à l’abri des décaissements qui, à cause de la lenteur de l’administration, tardent à se faire. Cependant, elle a souligné qu’à cause de l’immensité de la tâche qui l’attend, et vu que tout est pratiquement à refaire dans cette région, elle se demande si l’enveloppe budgétaire d’un montant d’1 milliard de francs cfa dont elle dispose sera suffisante pour y faire face. Néanmoins, elle a tenu à rassurer le corps préfectoral qui a profité de son passage à Bouaké pour lui faire part des conditions difficiles dans lesquelles il travaille. Difficultés qui se résument en manque de bureau, de résidence et véhicule de fonction. « C’est vrai, réhabiliter, équiper vos bureaux et vos résidences ne font pas partie de nos attributions mais nous allons nous battre pour que les préfets, secrétaires généraux de préfecture et sous-préfets de notre zone aient le minimum pour faire leur travail », a-t-elle précisé.
Aussi a-t-elle annoncé au corps préfectoral, qu’elle séjournera un mois durant, dans la région, afin de voir de plus près les réalités du terrain et prendre par la même occasion contact avec les populations et les autorités coutumières de leurs différents départements. Pour qu’elle puisse réussir, avec leur concours, la mission à lui confiée par le Président de la république. Pour le préfet de la région de la vallée du Bandama, préfet de département de Bouaké, Konin Aka, le Président de la République en créant la Haute autorité nationale de développement a vu juste. Dans la mesure où la région de la Vallée du Bandama a subi les affres de la guerre. En effet, tous les outils de développement y ont été endommagés.
Adjé Jean-Alexis