Inquiétude exprimée en Côte d’Ivoire par le quotidien L’Inter : « la prochaine élection présidentielle s’annonce orageuse, s’exclame le journal. La météo-politique n’augure rien de bon, si l’on s’en tient à la surenchère verbale à laquelle se livrent actuellement les acteurs politiques avec en toile de fond des calculs électoralistes. Si l’on n’y prend garde, poursuit L’Inter, cette escalade verbale pourrait faire le lit d’une implosion sociale aux conséquences imprévisibles pendant la campagne électorale ou au lendemain de la proclamation des résultats. (…) A l’origine de cette surenchère, précise le quotidien ivoirien, la traditionnelle guéguerre entre les deux blocs qui se disputent le fauteuil présidentiel depuis une décennie. D’un côté, le parti au pouvoir et son champion Laurent Gbagbo et de l’autre, les Houphouétistes emmenés par l’ancien président Henri Konan Bédié et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara. C’est l’intention de plus en plus affichée de l’un à rempiler vaille que vaille et la farouche détermination des deux autres à le déloger du Palais présidentiel, qui fait de nouveau planer le spectre de la violence sur la présidentielle à venir. »
S’il y a au moins une certitude à propos de ce scrutin, c’est que les moyens financiers sont là et bien là : « l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire est tenable à la date du 31 octobre, en ce qui concerne le volet financier », affirme L’Intelligent qui cite les récents propos du ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi. « Selon lui, rapporte L’Intelligent, les fonds sont déjà disponibles. A savoir, 40 milliards de FCFA (…). »
Le soupçon de la tricherie…
En Guinée, l’équation électorale est plus simple : le premier tour est passé, et le futur président de la République sera Cellou Diallo ou Alpha Condé. « Mais cette simplification du choix, loin de faciliter les choses et de rassurer les Guinéens, pourraient se muer en une véritable angoisse pour eux », estime le site d’information Guinée Conakry Infos. « En effet, précise-t-il, depuis que la date du second tour a été fixée et à mesure que celle-ci approche, déclarations et contre-déclarations venant des deux états-majors tendent à faire croire qu’aucun des deux finalistes, n’est prêt à accepter une défaite. Chacun d’eux pense et demeure convaincu que son éventuel échec ne serait que consécutif à une fraude ou à une tricherie. »
Pourtant, relève Guinée Conakry Infos, « il est du devoir des responsables politiques de préparer les militants à toutes les éventualités. Hélas, au lieu de cela, dans les deux camps, on s’évertue à exhorter les électeurs à refuser tout résultat qui ne soit pas favorable au leader de leur choix. »
Et le site d’information guinéen d’appeler au « réalisme », afin de voir, explique-t-il, « au-delà de sa famille politique, l’intérêt et l’avenir de la Guinée. Car le changement que les Guinéens réclament n’est pas celui qui substitue à la Guinée déliquescente et anarchique que nous avons connue ces dernières années, une autre, en proie à l’instabilité, à la violence et au chaos. »
Des soldats français dans le Nord-Mali ?
Au Mali, un détachement de l’armée française serait dans le nord du pays… S’il faut en croire Le Matin. « L’Elysée est passé à la vitesse supérieure, affirme le journal. (…) Le président français, Nicolas Sarkozy, apparemment très fâché après l’échec des négociations avec al-Qaïda au Maghreb islamique, qui a conduit à l’exécution de l’otage Michel Germaneau, n’a trouvé mieux que de marquer à la culotte la branche islamiste, spécialiste d’enlèvements d’occidentaux. »
Le Matin affirme que ce détachement de soldats français viendrait de Djibouti, sans plus de précision. Et du côté malien, poursuit-il, « comme à l’accoutumée, on opte pour l’omerta sur cette présence française au nord du Mali alors qu’aucun accord militaire de ce genre ne lie notre pays à la France. La coopération militaire qui existe concerne seulement la formation des troupes », rappelle le journal.
Et puis toujours a à propos de la lutte contre le terrorisme, en Algérie, trois émirs du GSPC se sont rendus cette semaine aux autorités. C’est ce qu’annonce le quotidien Liberté qui estime que « la saignée au sein de l’organisation terroriste se poursuit. (…) La situation est de plus en plus difficile dans les maquis, affirme le quotidien algérien, et les appels de reddition ont déstabilisé l’organisation terroriste. Abdelmalek Droukdel, le chef du GSPC, trouve des difficultés à remplacer ses émirs repentis ou abattus du fait que dans ses rangs, la majorité manque d’expérience, croit encore savoir Liberté. Il lui a fallu d’ailleurs plus de 3 ans, remarque le quotidien algérien, pour remplacer le chef de la commission militaire qui vient, lui aussi, d’être abattu par les services de sécurité. »