En France, le projet de loi de révision des lois de bioéthique a été rendu public, il sera débattu à l’automne au Parlement. Etabli en vue de légiférer sur des questions comme les mères porteuses, la procréation artificielle ou la recherche sur les cellules souches, ce texte n’apportera pas de gros changements, excepté la possibilité pour les enfants issus d’un don de sperme ou d’ovocyte de connaître l’identité du donneur.
Si le texte passe, cela sera une mini révolution pour les enfants issus d’un don de sperme ou d’ovocyte. Ils pourront s’ils le désirent, à l’âge de la majorité, 18 ans, connaître l’identité ou du moins le profil de leur père ou de leur mère biologique.
Concrètement, ils auront un droit d’accès aux données non identifiantes comme la taille, l’origine géographique, les données médicales et même le niveau socioprofessionnel du donateur. Et puis si, et seulement si, celui-ci est d’accord, ils pourront connaître son identité et seront donc libre d’entrer en contact avec lui.
En France jusqu’à présent, c’était la règle de l’anonymat absolu qui prévalait. Ce changement intervient au moment ou de nombreux pays, notamment en Europe, ont voté cette levée de l’anonymat.
Reste à savoir maintenant combien de personnes concernées voudront réellement connaître leurs géniteurs. Il y a 50 000 personnes issus du don actuellement en France et chaque année environ 1 300 naissances.
Enfin, Les médecins et spécialistes du don restent partagés sur l'impact de cette révélation des origines génétiques. Pour certain elle constitue une libération psychologique, pour d'autre elle engendrerait une confusion supplémentaire.