Depuis 2002, la Côte d’Ivoire traverse une crise qui, aux yeux de tous n’a que trop duré, et en définitive, lasse négociateurs et belligérants. Tout le monde veut aller à la paix ou du moins passer à autre chose; c’est cela les sentiments de chacun et en particulier, des ivoiriens qui se sentent usés par une histoire de frères trop gourmands refusant de partager les parts du gâteau de façon équitable. A côté de cela, des défis du poids d’un éléphant attendent les ivoiriens.
Que représente le 31 Octobre pour la Côte d’Ivoire ?
La date du 31 Octobre a été obtenue après des séances de travail et de réflexion entre les tenants du pouvoir, l’ex-rebellion et les membres de la Commision Electorale Indépendante. La déclaration de cette énième date a rendu la classe politique nationale et internationale optimiste quant à la tenue des élections présidentielles, gage de respect pour le peuple Ivoirien et de la volonté mainfeste de franchir toutes les barrières et passer à une nouvelle étape.
Les élections du 31 Octobre doivent se tenir parce qu’il s’agit d’un nouveau départ qui s’annonce plein de promesses et de sérénité pour amorcer les huit objectifs du millénaire pour le développement à savoir: éliminer l’extrême pauvreté et la faim; assurer l’éducation pour tous; promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes; réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans; améliorer la santé maternelle; combattre le vih/sida, le paludisme et autres maladies; assurer un environement sain et mettre en place un partenariat durable pour le développement.
Les défis
Contrairement aux actions de développement menées en 2003, M. Alexandre ASSEMIEN, Directeur de Cabinet du Ministre du Plan et du Développement, annonce que le rapport de 2010 sur les objectifs du millénaire fait ressortir clairement le fait que la Côte d’Ivoire ne pourra pas atteindre, au rythme actuel, les objectifs du millénaire pour le développement (omd) à l’horizon 2015. Les actions concrètes et vigoureuses en faveur du développement ayant été insuffisantes pendant ces sept dernières années, la Côte d’Ivoire doit impérativement créer les conditions matérielles et physiques au redémarrage des activités et projets de développement restés en suspens depuis 2004, en l’occurrence la réhabilitation et la construction des centres hospitaliers, des établissements scolaires et universitaires, des infrastructures routières sans oublier l’ouverture du marché de l’emploi et la réglementation de l’accès aux différents concours de la Fonction Publique…
Même si des avancées notables sont signalées dans le domaine de la santé et de l’éducation, il n’en demeure pas moins que des efforts restent à faire à tous les niveaux pour une croissance véritable et efficace. Trop de chantiers et de projets de dévéloppement sont au ralenti du fait de la crise.
La tenue des élections à la date indiquée ne pourra que créer un climat de confiance pour les investisseurs étrangers et favoriser les partenariats verticaux avec des pays comme la Chine et le Japon qui du reste, attendent que les acteurs concernés par la crise prennent des engagements afin de ne pas mettre en périls les investissements colossaux consentis, par la reprise de nouvelles tensions.
C’est à juste titre que SEM. OKAMURA YOSHIFUMI, ambasssadeur du Japon en Côte d’Ivoire, recommande aux ivoiriens de construire leur pays par le travail en employant cette allusion imagée de la coopération ivoiro-nippone: “Mangeons ensemble ce riz du Japon et donnons-nous beaucoup de force dans le travail pour un avenir meilleur de la Côte d’Ivoire”.
C’est une invite lancée aux autorités ivoiriennes à concentrer leurs efforts aux fins de respecter l’échéance du 31 Octobre.
Des crises, il y en a et il y en aura encore. Mais tout dépend des hommes et des femmes qui les vivent et de leur volonté de se battre pour en sortir. A l’instar de la Chine et du Japon, la Côte d’Ivoire doit savoir quel type de développement lui convient dans un tel contexte… Les perspectives!!!, pensons y ensemble si vous le voulez bien.
Andrey pour News225.net